Salle du Château Mondron (disponible à la location) Eglise du Château Mondron Vitraux de la Chapelle du Château Mondron 21ème unité Scoute de Jumet-Hamendes Marche Sainte Rita

La marche Sainte Rita de Jumet Hamendes

Un petit bout d'histoire

Situé dans l'entité de Charleroi, à l’Est de l’ancienne commune de Jumet, le quartier des Hamendes se réveille au son des tambours et fifres chaque deuxième dimanche de septembre.


Depuis 2001, une Compagnie de marcheurs type « Entre Sambre et Meuse » de tradition « Gerpinnoise », rend les hommages à Sainte Rita dont le culte est établit en l’église Saint Lambert du Château Mondron depuis au moins mai 1932 et avec certitudes en 1938.

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D’après plusieurs témoignages, Sainte Rita sortait à la fête dieu. Non pas la statue mais une jeune fille (ou femme) qui était habillée à l’identique de la sainte et faisait le tour de la paroisse avec le Saint Sacrement (et d’autres représentation de saint(e)s). Le 22 mai 1932 tombait un dimanche, celui qui suivait le jeudi de la Fête dieu.
Le 22 mai 1938 tombe à nouveau un dimanche, cette année là, les paroissiens financent la réalisation d’une Bannière à l’effigie de Sainte Rita. À l’avant on retrouve la Sainte représentant à l’identique la statue se trouvant dans l’église et à l’arrière en lettre brodée « Sainte Rita - Priez pour nous – Les Hamendes » (elle a été rénovée en 2004).

En juin 2000, Quentin Marchal motive Fabian à participer au pèlerinage de la Saint Jean à Gosselies. Fabian Pacifici lui confie que L’abbé Remy, curé de Jumet-Hamendes désire relancer une procession aux Hamendes. Dans les champs d'Heppignies à proximité de la chapelle Notre-Dame des Affligés ils décident de proposer le projet d'une marche folklorique aux Hamendes.


En septembre 2000 il confie leur projet à Christian Caudron (ancien Tambour-major de Loverval, décédé en 2003). Celui-ci va les conseiller et son épouse Jacqueline Lemaire les aider à conclure une collaboration avec le loueur de costumes « Maison Leclercq » à Tarcienne.

Le 9 septembre 2001, soutenu par les sapeurs et grenadiers de Westphalie et sous une pluie ininterrompue, la compagnie des Hamendes sort pour la première fois. Environs 70 marcheurs y participent. Le conseil paroissial avait autorisé les marcheurs à prendre la bannière le samedi en fin de soirée à l’église et à l’installer à la chapelle Notre dame de Hal, rue de la Trappe à Ransart pour la nuit. Le lendemain elle fut ramenée à la fin de la messe vers 12h. La Marche porte alors le nom de « Marche des Hamendes », l’année suivante la bannière rentre au Château Mondron à 19H30 et la liturgie de la procession est presqu’identique à aujourd’hui. En 2003, en accord avec Le conseil paroissial la procession prend le nom de "Marche Sainte Rita". La précision « Aux Hamendes » sera ajoutée en 2009 à l’entrée comme stagiaire pour 10 ans au sein de Association des Marches Folkloriques de l'Entre Sambre et Meuse.

 



La vie de Sainte Rita: Avocate des causes désespérées

Biographie

(1381 - 22 mai 1457), célèbre sainte qui prit l'habit chez les Augustiniennes, naquit à Roccaporena près de Cascia dans le diocèse de Spolète, en Ombrie (Italie), fille unique d'Antonio Lotti et d'Amata Ferri. Rita est peut-être le diminutif de Margherita, équivalent italien de Marguerite.


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Icone de Sainte Rita Icone de Sainte Rita Icone de Sainte Rita Icone de Sainte Rita
Sainte Rita

Jeunesse et vocation

À Laarne près de Gand, on peut voir une statue où sainte Rita est accompagnée d'abeilles. Cela semble provenir de la légende selon laquelle un essaim d'abeilles blanches a tournoyé autour du bébé endormi dans le berceau le lendemain du baptême. Elles lui entraient et sortaient de la bouche, mais sans lui faire le moindre mal. La famille était plutôt étonnée qu'inquiète. Rétrospectivement, on considéra que les abeilles représentaient sa béatification par le pape Urbain VIII.

Les temps étaient cruels. En France, c'était la lutte sans merci entre Armagnacs et Bourguignons. En Italie, entre partisans du Pape et de l'Empereur (Guelfes et Gibelins). On massacre pour l'un, on empoisonne pour l'autre. Chaque village, voire chaque famille, était divisée.


L'on sait peu de choses des parents de Rita, sauf qu'ils étaient surnommés « les porte paix de Jésus-Christ ». En fait, ils jouaient le rôle de médiateurs entre clans et familles, pour essayer de faire oublier les exigences de la vendetta. Ils essayaient de prêcher le pardon et la paix. Cet exemple, Rita ne l'oublia pas. Elle épousa un homme riche et noble, Paul Mancini, d'une diramation de la Famille Mancini et fut la mère de jumeaux, Jacques-Antoine et Paul-Marie. Après le meurtre de son mari et la mort de ses deux fils, elle prit l'habit chez les sœurs augustiniennes au monastère Sainte Marie-Madeleine à Cascia et y resta 40 ans. En fait, dès l'âge de 16 ans, elle avait pensé à la vie religieuse, mais ses parents en avaient décidé autrement. Ils avaient arrangé son mariage avec Paul, bien qu'elle les eût suppliés de la laisser entrer au couvent. Paul était riche, mais prompt à s'emporter et il s'était donc fait des ennemis dans la région. Une nuit il fut agressé et assassiné, bien qu'apparemment il se fût adouci depuis la naissance de ses enfants. Certains récits font état d'un guet-apens, d'autres d'une querelle qu'il aurait provoqué et à l'issue de laquelle il fut tué.


Rita continua de se consacrer à ses enfants, mais il lui devint évident après quelques années qu'ils étaient bien décidés à venger la mort de leur père. Elle tenta de les en dissuader et de leur faire comprendre que ce serait un meurtre. Elle pria pour qu'ils renoncent à leurs desseins. Ses deux fils moururent de causes naturelles durant l'année, emportés par une épidémie de peste après avoir imploré le pardon de leur mère.

Vie religieuse

Se retrouvant seule, Rita voulut entrer au monastère sainte Marie-Madeleine à Cascia. Elle fut éconduite, car les constitutions de l'ordre interdisaient d'accueillir les veuves. De plus les deux familles, celle de son mari et celle de son assassin ne s'étaient pas réconciliées. Le monastère avait peur de représailles. Mais elle insista, et finalement fut admise à une condition. Elle devait réconcilier sa famille et les meurtriers de son mari. Elle poursuivit ce but, ce qui s'avéra difficile. Quand les deux clans s'accordèrent réciproquement le pardon devant l'Évêque de Cascia (elle avait alors 36 ans) elle fut alors autorisée à entrer au monastère où elle resta jusqu'à sa mort en 1457.


Religieuse, Rita essaya de vivre jusqu'au bout les exigences de son état : vie de prière, obéissance, pauvreté. Elle osa, à la suite d'un sermon sur la passion de saint Jacques de la Marche, demander à Dieu, dans un moment de grande ferveur, de la faire participer, dans sa chair, aux souffrances du Christ. Elle fut exaucée et une épine de la couronne du Christ se détacha et vint se fixer sur son front. C'est pourquoi on la représente avec une plaie incurable à cet endroit, qui la fera terriblement souffrir. Stigmatisée par cette marque, elle supporta avec le sourire cette épreuve qu'elle avait demandée.

Elle fut au service des plus pauvres de Cascia, qui bénéficièrent de la qualité de sa charité. Elle reçut ce don merveilleux de faire des miracles, qui lui fut accordé par le Seigneur[réf. nécessaire]. Elle eut la joie, malgré la faiblesse que lui causait sa plaie au front, de se rendre à Rome en 1450 pour le Jubilé ou l'« année d'or » que le pape avait décidé afin de remercier Dieu d'avoir libéré le pays de toutes les guerres. À 69 ans, elle parcourt avec quelques sœurs les 180 km qui les séparaient du centre de la chrétienté.


Elle meurt le 22 mai 1457, à l'âge de 76 ans. Dès le jour de sa mort, le peuple de Cascia proclame sainte cette petite servante du Seigneur, bien avant que l'Église officielle ne la reconnaisse pour telle. Le peuple de Cascia avait été témoin de miracles et de prodiges inexplicables.

Béatification

  • Elle fut béatifiée en 1627 par Urbain VIII, et c'est au secrétaire particulier de ce dernier, le cardinal Fausto Poli, né à environ quinze kilomètres de Cascia que l'on doit le développement de son culte.
  • Le pape Léon XIII la canonisa le 24 mai 1900.
  • On la fête le 22 mai.

Vénération - Patronage

En son honneur un important sanctuaire fut érigé à Cascia au début du XXe siècle. C'est un lieu de pèlerinage très fréquenté d'Ombrie, de même que sa maison natale. Sainte Rita, tout comme saint Jude, est l'avocate des « causes désespérées ».


En France elle est vénérée en particulier à Mont-Saint-Aignan (banlieue de Rouen, Seine-Maritime) en l'église Sainte-Marie. Chaque premier mercredi du mois est organisé un pélerinage à 15h30 avec célébration d'une messe solennelle en présence d'une nombreuse assistance.


Dans le diocèse de Paris, le sanctuaire officiel de sainte Rita dépend de la paroisse de la Trinité. Il est situé au 65 bd de Clichy 75009 Paris.

Bibliographie

  • Manuel des prières à Sainte Rita, Sa vie, toutes ses prières pour les causes désespérées, Emilie Bonvin, Ed.Cristal, 2007
  • La Véritable Histoire de Sainte Rita, Perrin, Paris, 2001, 242 p.,

Source: Wikipedia.org